Alain Schrotter


Peintre
Peintre

Mon dernier travail se situe en un lieu où l'expérience de l'être est double :
ancré dans une histoire / détaché de cette histoire.
Chacune de mes toiles témoigne à sa façon d'une duplicité insurmontable entre ancrage et détachement.

 

Dans le monde de l’expressionnisme contemporain, ou pseudo-expressionnisme, il s'agit en particulier aujourd’hui de lutter contre ce que d'aucuns ont appelé " l'industrie du pot de couleur", noir de préférence.
Lutter contre le noir comme marque de fabrique de sentiments non vécus, de désespoirs feints, le noir qui gagne la surface comme symbole de la souffrance.
Renouer avec la couleur celle de Kirchner, de Kokoshka, Nolde, Franz Marc, Jawlensky, et des peintres du Blau Reiter.
Renouer avec le grotesque celui de James Ensor, d’Otto Dix, Grosz, Georg Scholz, Max Beckmann , le grotesque comme antidote au suicide.
Renouer avec l’art comme expression de la rébellion subjective contre la réalité.
Renouer avec le symbolisme comme antinaturalisme en suivant les chemins de l'imaginaire et de la représentation de l'idée.
Suggérer cette duplicité insurmontable quitte à susciter un malaise parce que tout est dit alors que rien n’est dit.
À la limite du déséquilibre en héritier de la Renaissance italienne et du maniérisme, cet autre expressionnisme.
Si mon travail est ancré dans une histoire il en est également détaché.

 

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